\ Accueil \ Thèmes \ Ondes électromagnétiques

Les ondes électromagnétiques

Les ondes existent dans un champ électromagnétique (CEM) qui est le couplage d'un champ électrique et d'un champ magnétique. Le champ magnétique n'apparaît que lorsque le courant circule ; plus l'intensité du courant est élevée et plus le champ magnétique est important Ces CEM sont exprimés en hertz (Hz ou KHz) qui est une unité de fréquence exprimant le nombre d'apparition d'un phénomène dans un intervalle d'une seconde. Ces champs se décomposent schématiquement en deux catégories :

  • les champs de basse fréquence (émettrice d’ondes faibles entre 1 Hz et 10 KHz). Les plus utilisés sont ceux ayant une fréquence de 50-60 Hz soit la fréquence de l'électricité domestique utilisée en permanence (lignes électriques, transformateurs, câbles souterrains, voies ferrées, éclairages publics, installations électriques domestiques, appareils ménagers, photocopieuses, ordinateurs ...)
  • Les champs de radiofréquence (émettrice d’ondes plus ou moins fortes comprise entre 1O KHz et 300 GHz) soit la fréquence liée aux transmissions d’information sans fil (les antennes de radio et téléphone, de radar, de téléphonie mobile, les fours à micro-ondes…)

Les études scientifiques sur les effets possibles de ces ondes sur la santé sont très nombreuses et contradictoires d’où des messages souvent cacophoniques. Toutefois, nombreux s’accordent, en l’état actuel des connaissances, sur le principe de précaution.


Les téléphones mobiles

Lorsque l’on utilise un téléphone portable, ce dernier émet des ondes pour se connecter à l’antenne relais la plus proche. Ainsi, le téléphone n’émet des ondes que lors des communications tandis que les antennes en produisent en continu. En milieu urbain le réseau d’antennes relais est très dense et elles vont émettre beaucoup moins fortement que celles en milieu rural qui, du fait de leur faible nombre, doivent émettre sur des longues distances.
Un individu est donc exposé aux ondes émises par son propre mobile en cas de communication et par l’ensemble du réseau d’antennes dans son environnement.

Il est très difficile aujourd’hui de collecter une information cohérente sur les risques potentiels des antennes et sur celles des mobiles. Toutefois, les champs électromagnétiques produits par les téléphones portables sont classés par le Centre international de Recherche sur le Cancer dans la catégorie des cancérogènes possibles pour l’homme.

Pour limiter l’exposition aux ondes, des valeurs seuils ont été par précaution définies par une commission internationale dont la neutralité est aujourd’hui discutée et remise en cause. La France a ainsi transposé en droit national les valeurs seuils issues des travaux de cette commission internationale :

  • Pour les émissions de radiofréquences des téléphones mobiles, un seuil de l’indice DAS (débit d’absorption spécifique) a été défini : un téléphone ne doit pas émettre plus 2 w/kg (watt par kilogramm) pour la tête ou le tronc. Selon le type de portable et la marque, cette valeur du DAS (mentionnée sur la notice ou facilement accessible sur internet) peut varier énormément.
  • Pour les émissions d’onde des antennes relais, la Valeur Limite d’Exposition (VLE) est de 41 à 61 volt par mètre (V/m) selon le type de téléphonie mobile.

Depuis, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a pris une résolution qui affirme la nécessité d’une réglementation fixant une Valeur Limite d’Exposition (VLE) à 0,6 V/m dans l’immédiat, à 0,2 V/m à terme. Mais, la France a conservé les mêmes valeurs seuils contrairement à de nombreux pays qui ont fait le choix de fixer des seuils limites proches de recommandations de l’APCE. Ces pays ont généralement abaissé également les seuils du DAS.

 

Zoom sur les G
Depuis l’apparition des téléphones mobiles, le mode de transmission des données a considérablement évolué pour donner lieux à différentes générations de mobiles.

  • La première génération, 1G, était basée sur un système analogique qui est né avec le début de l’électricité. Ces premiers téléphones étaient très volumineux et les communications souvent de mauvaises qualité.
  • La 2G, est apparue avec l’ère de l’informatique en se basant sur un système numérique pour transporter les données portant le nom de GSM (Global System for Mobile communications). Avec la 2G, des antennes relais ont été déployées progressivement partout en France pour permettre aux utilisateurs de mobile de téléphoner et d’envoyer des SMS y compris dans des endroits isolés.
  • La 3G s’appuie sur des nouvelles normes de transport des données qui vont permettre un débit bien plus rapide que la 2G. Cette nouvelle génération donne l'accès à Internet, le visionnage de vidéos… Pour fonctionner, cette nouvelle génération de mobiles a nécessité l’installation de nouvelles antennes.
  • La 4G est en train de voir le jour et permettrait le très haut débit mobile.

 

Des ressources pour aller plus loin

- Le site interministériel www.radiofrequences.gouv.fr

- Le site de l’association Robin des Toits qui relaie les enquêtes qui révèlent les effets délétères des ondes électromagnétiques et qui milite pour l'abaissement des seuils des VLE.

- Le site www.lesondesmobiles.fr réalisé par l’INPES pour connaitre les conseils pour un bon usage du portable

Pôle éducation santé environnement Auvergne-Rhône-Alpes - Haut de page - IREPS / GRAINE - Contact